Tout savoir sur les coliques du nourrisson : conseils pratiques et solutions adaptées
- Par Samuel Rault, mis à jour le 29/01/2026 à 17h01, publié le 29/01/2026 à 17h01
- Temps de lecture : ~ 0 minutes
Les coliques sont fréquentes durant les premières semaines de vie, touchant jusqu’à 20 % des bébés entre la 3ème et la 8ème semaine. Elles se manifestent par des crises de pleurs régulières, souvent le soir, et provoquent fréquemment un sentiment d'impuissance chez les parents.
Identifiez les signes et les causes des coliques
Le nourrisson exprime son inconfort par des pleurs inconsolables, survenant le plus souvent après les repas. Durant ces crises vespérales, le bébé peut serrer les poings, rougir, raidir ses jambes ou arquer le dos. Sur le plan digestif, on observe un ventre tendu, des ballonnements ainsi que l'émission de gaz, ce qui peut perturber le sommeil. Ces symptômes résultent généralement d'une immaturité du système gastro-intestinal et de la flore intestinale, entraînant une faible propulsion du contenu intestinal et des contractions douloureuses. Attention toutefois : une allergie aux protéines de lait de vache peut engendrer des coliques si elle s'accompagne de vomissements, de diarrhées ou de rougeurs cutanées.
Adoptez les bonnes pratiques de portage et de massage
Pour apaiser l'enfant, maintenez-le dans un environnement calme, bercez-le en vous déplaçant ou privilégiez le portage en écharpe ou en porte-bébé pour diminuer la compression de l'abdomen.
Le massage constitue également une approche efficace pour favoriser l'évacuation des gaz. Vous pouvez positionner le bébé à plat ventre sur votre avant-bras ou masser son ventre dans le sens des aiguilles d'une montre avec une huile adaptée, comme l'huile de massage réconfort Pranarom BB ou l'huile de massage ventre Weleda. Ces soins s'effectuent à distance des tétées, avec des mains bien chaudes et dans une pièce à température agréable, en prenant soin de réchauffer quelques gouttes de produit entre vos mains.
Des mouvements de pédalo avec les jambes et de petites rotations du bassin vont également permettre de soulager les gaz et de diminuer la tension au niveau du ventre.
Optimisez les habitudes alimentaires et le choix du lait
L'allaitement comme le lait infantile peuvent occasionner des coliques, mais certaines règles simples permettent de les limiter. Évitez la sur-alimentation, marquez des pauses au cours des repas et vérifiez systématiquement que le bébé fasse bien son rot. En cas d'allaitement, il convient de limiter la consommation d'aliments favorisant les gaz. Pour les bébés nourris au biberon, l'utilisation de tétines anti-coliques, comme le modèle Dodie initiation +, réduit la quantité d'air avalé. Des laits spécifiques (AC), à faible teneur en lactose ou enrichis en probiotiques et lactase, peuvent également être utilisés pour faciliter la digestion et diminuer la fermentation.
Utilisez des plantes, de l'homéopathie ou des probiotiques pour bébé
Différents traitements permettent de fortifier la flore digestive et de réduire les ballonnements. La phytothérapie propose des compléments sous forme de solution buvable ou de sticks, comme la Calmosine ou le Pediakid bébé gaz. Des produits contenant de la siméthicone, tel le Babyspasmyl, agissent directement sur les gaz, tandis que les probiotiques (Biogaia Protectis, Symbiosys Bifibaby ou Biostime) soutiennent la digestion. Enfin, l'homéopathie offre des options comme le Cocynthal en doses buvables, ou des souches telles que Colocynthis, Magnesia phosphorica et Chamomilla. Ces dernières peuvent être diluées dans un biberon d'eau, en espaçant les prises dès l'amélioration des symptômes.
A retenir
Les coliques du nourrisson sont bénignes, sans impact sur le développement, et disparaissent généralement vers le quatrième mois. Cependant, une consultation médicale est nécessaire si les symptômes apparaissent dès les premiers jours de vie, s'ils persistent au-delà du quatrième mois ou s'ils impactent la croissance. Il est également impératif de consulter si les coliques s'accompagnent de fièvre, de vomissements, de régurgitations, de diarrhées, d'éruptions cutanées ou si l'enfant refuse de s'alimenter.