Une étape de transition physiologique
La
ménopause survient progressivement entre 45 et 55 ans et marque la fin de la période reproductive. Elle se caractérise par l'arrêt des fonctions ovariennes, ce qui entraîne l'interruption de la sécrétion d'œstrogènes et de progestérone. Comme les œstrogènes régulent la température corporelle, leur absence peut déclencher des bouffées de chaleur. Ces dernières se manifestent par une chaleur brusque, des rougeurs, des sueurs ou des frissons, durant de quelques minutes à plus d'une demi-heure.
Ce passage est souvent redouté en raison de symptômes gênants dont l'intensité varie. Outre les
bouffées de chaleur, qui peuvent survenir de trois fois par jour à chaque heure, les femmes peuvent souffrir de
sueurs nocturnes et de
sécheresse vaginale. D'autres signes comme l'
insomnie, la
fatigue et l'
irritabilité accompagnent régulièrement cette période. Bien que ces manifestations ne soient pas graves, elles s'avèrent particulièrement inconfortables et parfois difficiles à supporter au quotidien.
Adapter son hygiène de vie
Pour limiter les bouffées de chaleur, il est conseillé d'éviter les facteurs favorisant la vasodilatation. Écartez la consommation d'alcool, de café, de thé et d'épices, ainsi que les aliments brûlants. Prévoyez également une protection contre les changements brusques de température, tels que les bains très chauds ou l'exposition au soleil. Privilégiez le port de fibres naturelles comme le coton, le lin ou la laine, qui permettent d'évacuer la chaleur. Enfin, buvez suffisamment d'eau, rafraîchissez-vous avec des
brumes ou un ventilateur, et essayez de vous
relaxer pour limiter le stress.
Consulter pour un bilan médical
Si vous souffrez de ces symptômes, il est préférable de vous rapprocher de votre médecin ou de votre gynécologue. Ce professionnel pourra réaliser un
bilan hormonal et déterminer la cause exacte de vos troubles. Selon les résultats, il pourra décider de mettre en place un
traitement hormonal substitutif. En l'absence de traitement médicamenteux classique, des
solutions naturelles peuvent être envisagées, mais elles nécessitent une attention particulière.
Utiliser les plantes avec précaution
Certaines
solutions naturelles contiennent des
phyto-œstrogènes. Ces hormones végétales présentent les mêmes contre-indications que les traitements hormonaux classiques. Elles sont formellement contre-indiquées en cas d'antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. Dans cette catégorie, on retrouve l'
huile essentielle de sauge sclarée (à prendre sur un support neutre), ainsi que des
compléments alimentaires à base de soja, de sauge, de houblon, de cimifuga, de graines de lin ou de trèfle rouge.
Explorer les solutions sans hormones
Il existe des médicaments et compléments alimentaires dépourvus d'hormones. L’
Abufène agit sur la dilatation périphérique pour limiter les bouffées, tandis que l’
Acthéane utilise des souches homéopathiques comme
Lachesis. Des spécialités à base de pollen, telles que Sérélys, Fadiamone, Léro Ménopollen ou Manhaé bio, ont également montré leur efficacité. En aromathérapie, un mélange d'huiles essentielles d'hélichryse italienne, de citron et de palmarosa dans de l'huile de calophylle peut être appliqué en massage dans le bas du dos.