Comprendre et surmonter l'insomnie : causes, hygiène de vie et solutions
- Par Samuel Rault, mis à jour le 26/01/2026 à 16h01, publié le 26/01/2026 à 16h01
- Temps de lecture : ~ 0 minutes
Introduction à l'insomnie et ses mécanismes
L'insomnie se définit comme une plainte subjective de mauvais sommeil incluant des difficultés d'endormissement, de maintien du sommeil ou un réveil précoce. Ces troubles entraînent des répercussions diurnes telles que la fatigue, l'irritabilité ou des troubles de la concentration. On parle d'insomnie chronique lorsque ces perturbations surviennent au moins trois nuits par semaine depuis plus de trois mois.
Identifiez les causes potentielles de vos troubles
Le stress, l'anxiété ou la dépression sont responsables de plus de la moitié des insomnies. D'autres facteurs comme l'hérédité, la personnalité ou des maladies chroniques générant des douleurs favorisent ces troubles. L'insomnie peut aussi être liée à des pathologies spécifiques comme l'apnée du sommeil ou le syndrome des jambes sans repos. Enfin, la prise de médicaments (cortisone, bêtabloquants), de psychostimulants (caféine, nicotine) ou des changements de rythmes biologiques (décalage horaire, travail de nuit) perturbent l'horloge interne.
Adoptez une hygiène de sommeil rigoureuse
La première étape consiste à instaurer un rythme de vie régulier en se levant et en mangeant à heures fixes, y compris le week-end. Évitez de rester trop longtemps au lit et limitez les siestes à moins de 30 minutes. Il est conseillé de bannir les excitants après 16 heures et de pratiquer l'activité physique tôt le matin plutôt que le soir. Favorisez l'endormissement en éteignant les écrans une heure avant le coucher et en évitant d'élever la température corporelle par des bains chauds ou une chambre trop chauffée. Le lit doit être réservé au sommeil, sans y travailler ni regarder la télévision.
Explorez les solutions naturelles par les plantes
La phytothérapie propose des plantes agissant sur la détente et le sommeil, dont l'effet peut nécessiter une à deux semaines. La passiflore aide à induire le repos, tandis que la mélisse et la valériane favorisent l'endormissement. Le pavot de Californie maintient la qualité du sommeil physiologique, et la lavande ou l'avoine contribuent à la détente. D'autres plantes comme l'eschscholtzia, l'aubépine, le houblon ou le tilleul sont souvent associées dans des formules de gélules ou d'ampoules, parfois complétées par du magnésium, des huiles essentielles ou de la gemmothérapie.
Utilisez la mélatonine avec précaution
La mélatonine, hormone informant l'organisme sur l'alternance jour-nuit, est disponible en compléments alimentaires à moins de 2 mg. Elle limite les effets du décalage horaire (dès 0,5 mg) et favorise l'endormissement (dès 1 mg). Elle existe en libération immédiate ou retardée. Cependant, elle est contre-indiquée en cas de maladies auto-immunes, d'asthme, d'épilepsie, pour les femmes enceintes ou les personnes sous anticoagulants. Le traitement se fait en cure de 4 à 6 semaines, en respectant scrupuleusement l'horaire de prise pour ne pas perturber les rythmes biologiques.
Limitez l'usage des médicaments de synthèse
Les médicaments à base de doxylamine sont réservés uniquement à l'insomnie occasionnelle pour une durée maximale de 5 jours. Ils ne traitent pas l'insomnie chronique. Leur usage est contre-indiqué en cas de glaucome ou de troubles prostatiques. Ils présentent de nombreux effets secondaires : sécheresse des muqueuses, palpitations, confusion et risques de chutes chez les personnes âgées.
Conclusion
L'insomnie ne nécessite pas systématiquement de somnifères. Il convient d'abord de rechercher une cause précise et de corriger les mauvaises habitudes de vie. Le traitement repose prioritairement sur les plantes ou la mélatonine, la doxylamine ayant une place très limitée.